Ile Sainte Marie
Une destination à ne pas manquer !
Située à 7 km au large de la côte nord-est de Madagascar, l’île Sainte-Marie, connue sous le nom malgache de « Nosy Boraha » baigne tranquillement dans l’eau turquoise d’un paisible lagon.
C’est une île authentique avec ses belles plages désertes ou à la limite, occupées par des petits villages de pêcheurs au mode de vie traditionnel.
Elle s’étend, du nord au sud, sur 60 km de long et sur 5 km au maximum de large, pour une superficie de 160 km2 et ce pour 27 000 habitants.
Tout en étant constituée de chapelet d’îles, Sainte Marie est entourée d’autres îles plus ou moins importantes qui portent des noms très allusifs, à savoir l’île aux nattes, l’îlot Madame et l’île aux Forbans.
Etant un oasis de verdure naturelle avec ses forêts primitives, ses espèces florales, ses cascades, ses fonds sous-marins et ses baleines.à bosse, elle constitue un véritable paradis tropical au bout du monde, encore préservée du tourisme de masse.
Et malgré l’affluence touristique, l’île Sainte Marie a su préserver son authenticité et son naturel. Aussi, est-elle décidément l’un des endroits à ne pas manquer pour un séjour à Madagascar. Ce jardin luxuriant, véritable sanctuaire de la nature, abrite des forêts primitives où vivent des centaines de lémuriens de différentes espèces. C’est aussi un lieu idéal permettant de faire une rencontre avec d’autres espèces typiques et endémiques de la Grande ÃŽle; ainsi que pour admirer les majestueuses orchidées.
Le seul ennui à Sainte Marie, pour les non habitués, est la récurrence de la pluie en haute saison (de juillet à août), c’est-à -dire au moment de la contemplation des baleines à bosse. Les conditions climatiques redeviennent plus stables de septembre à décembre, meilleure saison pour la visite de l’île, mais où les baleines commencent à se faire rares pour disparaître complètement jusqu’à la prochaine saison de migration.
Les habitants, comme dans le reste de la Grande Ile, y sont accueillants et leurs coutumes demeurent. Comme la brise de l’Océan d’ailleurs, l’on ressent la douceur de vivre dans cette île aussi enchanteresse qu’envoûtante où le temps semble s’arrêter.
Une histoire liée aux pirates (forbans)
Dénommée Nosy Hibrahim sur les cartes anciennes, à cause de l’affirmation de Flacourt attestant historiquement que les premiers habitants de l’île furent des Juifs descendants d’Abraham, probablement de Yemen, Sainte Marie, est une île pleine d’histoires et de légendes dans laquelle l’influence hébraïque n’est plus ressentie.
Par ailleurs, plus d’un siècle d’histoire lié aux figures de la piraterie du XVIIe et XVIIIe siècles a alimenté le riche passé de l’île. En effet, elle leur a offert des conditions favorables avec ses baies et ses cirques qui sont à l’abri des tempêtes, d’une part. D’autre part, en raison de sa situation géographique en étant une île carrefour des océans, elle était devenue un lieu de retraite choisi de certains pirates renommés, tels que Olivier Le Vasseur, John Avery, Christophe Condent, Thomas Tew, William Kidd…, après avoir constitué le port d’attache et la résidence permanente de bon nombre de pirates au XVIIIe siècle. Immanquablement, nombre de pirates laissèrent des descendants dans l’île. La population visiblement métissée révèle nettement les accostages successifs des pirates, navigateurs, commerçants, pêcheurs venus d’Afrique, d’Asie, de l’Europe et des pays arabes. Sainte Marie est en effet située sur deux importantes routes commerciales du XVIIIe siècle, celle de la mer rouge et celle de l’océan indien.
A l’heure actuelle, il est toujours possible de découvrir les empreintes qui témoignent de la présence ancienne de ces pirates. Les vestiges les plus marquants laissés par le passage de ces pirates (forbans) sont leur cimetière.

