Autour de Fort-Dauphin
les randonnées
· La marche la plus connue est bien entendu le Pic Saint-Louis, que vous ne pouvez manquer puisqu'il s'agit du sommet qui domine Fort-Dauphin. L'ascension n'est pas très difficile, même s'il faut éviter de grimper côté Nord bien plus raide, et vous prendra deux heures à l'aller à travers la végétation luxuriante.
Prévoir un guide (quoique non obligatoire) et un pantalon pour ne pas s'écorcher les jambes sur les buissons du haut de la pente.
Du sommet (529 mètres) le panorama sur région (Fort-Dauphin, océan, îlot des Portugais, baie de Lokaro, .......) est superbe.
Mieux vaut marcher tôt le matin car le soleil cogne dur après midi.
· La grotte du cap Andavaka est à trois heures de route de Fort-Dauphin. Pour y accéder, il faut ensuite marcher une heure en bordure d'océan sur les platiers sédimentaires à même la mer. Attention au soleil (et à ses coups)!! La grotte et sa fraicheur permettent à une flore humide de se développer à l'intérieur, totalement inédite dans cette région. Quelques makis ont élu domicile au fond de la grotte.
En gagnant le haut de la falaise, la randonnée se termine à travers la végétation adaptée à la sécheresse habituelle de la région.
Le circuit complet dure une journée et nécessite souvent d'être organisé par un tour-opérateur de Fort-Dauphin, à un cout parfois prohibitif.
les plages
A une douzaine de kilomètres au nord-est de Fort-Dauphin, l'excursion pour la baie de Lokaro est la plus connue des environs.
La péninsule est un petit paradis de voies navigables, de collines verdoyantes, de récifs et de bassins naturels. La baie est accessible mais la piste est vraiment difficile, la balade en bateau depuis le lac Lanirano à travers marais et canaux est nettement plus agréable.
Mieux vaut passer par un tour-opérateur local qui organisera l'itinéraire et assurera la sécurité pour environ 40 € la journée avec repas.
Bateau à moteur ou en pirogue selon votre choix, départ vers 7h le matin et retour vers 18-19h le soir.
Du lac d'eau douce de Lanirano à 5 kilomètres de Fort-Dauphin un canal étroit serpente au milieu des pandanus, roseaux, ravinalas, "oreilles d'éléphants" jusqu'à Evatra, village de pêcheurs (langoustes délicieuses !!).
Du village, marche de 10 kilomètres dans la baie de Lokaro, site sauvage et magnifique. La randonnée débute par trois criques où l’on peut se baigner (prévoir un maillot de bain), puis le chemin sillonne jusqu’au col où la vue est paradisiaque sur la baie.
A vingt de marche se niche une plage idyllique.
Retour au village et navigation sur le canal à la tombée de la nuit, spectacle féerique, de quoi faire rêver pendant le transfert routier de deux heures du retour vers Fort-Dauphin.
Sainte Luce (ou Manafiafy de son nom malgache) accueillit la première colonie française de Madagascar avant que l’endroit soit abandonné en 1643 pour Fort-Dauphin.
C’est un village de pêcheurs situé à 65 kilomètres au nord-est de
Fort-Dauphin, on s’y rend en 4x4 en 3 heures par une route correcte en général.
Le lieu est enchanteur, qui abrite une plage merveilleuse et une petite réserve naturelle et qui, l’espace d’une journée, permet la rencontre d’un authentique village de pêcheurs.
les parcs
Le Parc National d’Andohahela se situe à une quarantaine de kilomètres au nord de Fort-Dauphin. Encore trop méconnu, ce parc d’une superficie de 76 000 hectares abrite 13 espèces de lémuriens, 150 espèces d’oiseaux, 1800 espèces végétales et quantité d’amphibiens et de reptiles.
C’est une forêt de transition entre la forêt tropicale humide de l’est et la forêt sèche et épineuse de l’ouest.
Les tickets d’entrée et de guidage sont disponibles sont disponibles au bureau de l’ANGAP à Fort-Dauphin. Des sites aménagés de camping se situent dans le parc.
La réserve privée de Berenty se trouve à 80 kilomètres de Fort-Dauphin et appartient à la famille De Heaulme, installée à Madagascar depuis plusieurs générations.
Crée en 1936, la réserve de 240 hectares est un site enchanteur, la faune et la flore sont variées et intéressantes. Tout est fait pour faciliter l’observation des lémuriens dont trois groupes dominent dans la
réserve : les makis (gris), les sifakas (blancs) et les gidros (marrons).
Il est possible de les approcher, de les nourrir et de les toucher.
La réserve abrite également un musée, un zoo, un restaurant, des magasins et des modalités d’hébergement.
Tout est parfaitement agencé, parfois trop, ce qui peut donner un sentiment de manque d’authenticité.
Le principal défaut de la réserve est son côté élitiste. La société SHTM contrôle l’accès à la réserve et essaie d’en garder le monopole d’où des prestations très onéreuses. L’entrée coûte 80 € par personne sauf si l’on vient avec son véhicule personnel avec autorisation écrite de SHTM (16 €).

